SOPK, désormais appelé PMOS : diagnostic, traitement et fertilité

Révisé médicalement le 21 juillet 2026 - Dr. Senai Aksoy
SOPK, désormais appelé PMOS : diagnostic, traitement et fertilité

À retenir

Le PMOS (anciennement SOPK) est la même affection sous un nouveau nom consensuel. Le diagnostic repose toujours sur les critères de Rotterdam révisés, après exclusion des diagnostics différentiels. Chez l’adulte, l’AMH peut remplacer l’échographie pour la morphologie ovarienne — jamais seule. La glycémie se vérifie au diagnostic, quel que soit l’IMC, de préférence par une HGPO à 75 g. Le létrozole est le premier choix oral en infertilité anovulatoire sans autre facteur majeur. En FIV, on priorise la prévention du syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) : protocole antagoniste, déclenchement par agoniste et congélation de tous les embryons (« freeze-all ») chez les patientes présumées fortes répondeuses.

Sources clés : Recommandations internationales 2023 (Teede et al.) Lancet — consensus de dénomination PMOS (2026) ASRM — le SOPK devient PMOS (mai 2026)

SOPK / PMOS : diagnostic, traitement et fertilité

Le PMOS — anciennement appelé SOPK — est le nom retenu à l’issue d’un consensus mondial publié en mai 2026, soutenu par de grandes sociétés savantes — voir pourquoi le nom évolue si vous souhaitez le contexte. Il ne s’agit pas d’une simple proposition terminologique, même si ce changement de nom ne modifie ni le diagnostic ni les principes de prise en charge.

Beaucoup de patientes, de laboratoires et de systèmes de santé disent encore SOPK. Dans les titres, on garde donc SOPK / PMOS côte à côte. Dans le reste de ce texte, on dira surtout PMOS, avec un rappel SOPK là où cela aide à se repérer.

Le PMOS reste la même affection qu’auparavant. Votre diagnostic et votre traitement ne deviennent pas caducs. Les critères diagnostiques et les recommandations internationales de prise en charge publiées en 2023 n’ont pas changé avec l’adoption du nouveau nom.

Une transition d’environ trois ans est prévue ; une intégration plus complète est attendue dans le référentiel de 2028. Voir aussi ASRM et l’Endocrine Society. Pour en savoir plus sur ce changement de nom : PMOS : le nouveau nom du SOPK.

Pourquoi changer de nom ? Parce que l’affection ne se résume pas à des « kystes » ovariens. Elle mêle santé reproductive, hormonale et métabolique.

C’est le trouble endocrinien le plus fréquent chez la femme en âge de procréer — environ 10 à 13 % selon les critères de Rotterdam (OMS) — et la première cause d’infertilité anovulatoire.

Trois points pratiques des recommandations 2023 restent utiles à retenir d’emblée :

Le SOPK/PMOS en chiffres

Quels mécanismes interviennent dans le PMOS ?

Il n’existe pas de cause unique. Trois mécanismes se nourrissent souvent mutuellement :

La génétique compte. Les facteurs métaboliques et environnementaux aussi. Les perturbateurs endocriniens et l’environnement intra-utérin restent des pistes de recherche — pas des causes uniques prouvées.

Comment diagnostiquer le SOPK/PMOS ?

Chez l’adulte, on s’appuie toujours sur les critères de Rotterdam révisés : deux sur trois, après exclusion des diagnostics différentiels.

Les trois critères

  1. Oligo- ou anovulation, définie selon les années depuis la ménarche (voir tableau).
  2. Hyperandrogénie clinique ou biologique :
    • clinique : hirsutisme (score de Ferriman-Gallwey ≥ 4–6 selon la population), acné modérée à sévère ou résistante, alopécie androgénique ;
    • biologique : testostérone totale ou libre élevée, ou index d’androgènes libres élevé.
  3. Morphologie ovarienne polykystique à l’échographie, ou — chez l’adulte — AMH à la place de l’échographie pour ce critère morphologique :
    • échographie : ≥ 20 follicules antraux par ovaire (sonde haute fréquence) ou volume ≥ 10 mL ;
    • l’AMH remplace l’échographie pour la morphologie seulement. Ce n’est pas un test PMOS isolé. Il n’existe pas de seuil AMH universel.

On ne cumule pas échographie et AMH pour le même critère morphologique : cela n’ajoute rien et peut favoriser le surdiagnostic. Chez l’adolescente, l’AMH ne sert pas au diagnostic de PMOS.

Si les cycles sont déjà irréguliers et l’hyperandrogénie claire, ni AMH ni critère morphologique échographique ne sont nécessaires pour établir le diagnostic.

Chez l’adulte, le trouble de l’ovulation et l’hyperandrogénie peuvent suffire, même sans morphologie polykystique documentée. Les éléments métaboliques orientent les risques et la prise en charge ; ce ne sont pas des critères diagnostiques.

Irrégularité menstruelle selon les années depuis la ménarche

Temps depuis la ménarcheCycles généralement considérés irréguliers
Première annéeL’irrégularité est fréquente pendant la transition pubertaire
1–3 ansCycles < 21 ou > 45 jours
De 3 ans à la périménopauseCycles < 21 ou > 35 jours, ou moins de 8 cycles par an
À tout moment dès 1 an après la ménarcheTout cycle durant > 90 jours
Aménorrhée primairePas de règles à 15 ans, ou plus de 3 ans après le début du développement mammaire

Ce qu’il faut exclure d’abord

L’apparition rapide d’un hirsutisme, d’une voix plus grave, d’une clitoromégalie ou de concentrations d’androgènes très élevées impose de rechercher rapidement une autre cause que le PMOS.

Les quatre phénotypes — utiles, pas une carte du destin

Les combinaisons de Rotterdam donnent quatre phénotypes. Ils montrent surtout à quel point le PMOS peut varier :

Un phénotype décrit un schéma. Il ne remplace pas l’évaluation du poids, de la glycémie, des lipides, de la tension, des symptômes et du projet de fertilité.

Ce que remarquent les patientes

Les motifs de consultation se répètent souvent :

L’examen couvre en général le score de Ferriman-Gallwey, la tension, le tour de taille, l’IMC, et recherche un acanthosis nigricans.

Les examens réellement utiles

Un bilan typique comprend :

La vitamine D peut être dosée en cas de suspicion de carence ou selon les recommandations locales. Ce n’est pas un test diagnostique du PMOS.

L’insulinorésistance est centrale sur le plan biologique. En revanche, l’insuline à jeun ou le HOMA-IR de routine ne sont ni assez exacts ni assez standardisés pour le diagnostic ou le suivi. Une valeur élevée n’est pas un seuil de prescription.

Le statut glycémique est en général revu tous les 1 à 3 ans, selon les résultats et le risque.

Santé métabolique et cardiaque

Le risque cardiométabolique du PMOS ne se limite pas à un IMC élevé :

À quelle fréquence réévaluer

ÉvaluationRythme typique
Tension artérielleAnnuelle, et lorsqu’une grossesse est envisagée
Bilan lipidiqueAu diagnostic ; à répéter selon risque et résultats
Statut glycémiqueAu diagnostic ; tous les 1–3 ans selon le risque
HGPOTest glycémique préféré ; avant grossesse ou traitement de fertilité
Apnée du sommeilLorsque les symptômes le suggèrent
Dépression / anxiétéAu diagnostic, puis selon le besoin clinique

Prendre en charge les symptômes hors fertilité

Le mode de vie d’abord

Alimentation, mouvement, sommeil et stress viennent en premier pour tout le monde. Chez les femmes en surpoids, une perte de 5 à 10 % améliore souvent les cycles, la fertilité spontanée et les marqueurs métaboliques.

Le conseil ne doit pas culpabiliser. Des bénéfices peuvent apparaître même sans perte de poids.

Aucun régime n’est clairement supérieur. Une alimentation méditerranéenne, à faible index glycémique ou de type DASH constitue une option raisonnable. Aucun de ces modèles n’a démontré une supériorité universelle.

Viser environ 150 minutes d’activité modérée par semaine, ou 75 minutes vigoureuses, plus un peu de renforcement si possible.

Cycles et peau

Les contraceptifs oraux combinés peuvent réguler les cycles et aider l’hyperandrogénie clinique. Il n’existe pas de « pilule PMOS ».

Les préparations contenant une dose plus faible d’œstrogène et présentant un meilleur profil de sécurité sont généralement privilégiées en première intention. Les associations contenant 35 µg d’éthinylestradiol et de l’acétate de cyprotérone sont généralement réservées à la deuxième intention, notamment lorsque des symptômes hyperandrogéniques importants persistent malgré des options plus sûres et après évaluation du risque thromboembolique veineux.

Laser, électrolyse ou eflornithine topique peuvent réduire la pilosité indésirable. Les anti-androgènes comme la spironolactone sont de seconde intention dans des cas sélectionnés — toujours avec une contraception fiable.

Protéger l’endomètre

L’objectif n’est pas seulement de provoquer un saignement. C’est de protéger un endomètre exposé longtemps à une stimulation œstrogénique prolongée sans opposition progestative.

Le PMOS augmente le risque relatif d’hyperplasie et de cancer de l’endomètre, mais le risque absolu reste bas. Un dépistage échographique ou biopsique de routine n’est pas recommandé pour toutes.

Des intervalles de plus de 90 jours sans saignement justifient une évaluation clinique et une discussion sur la protection de l’endomètre, généralement par régulation des cycles ou administration régulière d’un progestatif.

Le choix dépend de l’objectif :

Metformine

Chez l’adulte avec IMC ≥ 25 kg/m², la metformine doit être envisagée pour améliorer les paramètres métaboliques, en parallèle d’une intervention active sur le mode de vie. Elle n’est pas automatique : statut glycémique, tolérance digestive, contre-indications et préférence de la patiente comptent encore.

Les données à IMC < 25 kg/m² sont plus limitées. Dans ce groupe, on en discute surtout en cas d’intolérance au glucose / prédiabète, de risque métabolique central clair, ou lorsque la régulation du cycle est nécessaire et qu’une pilule combinée ne peut pas être utilisée. Une seule insuline à jeun ou un HOMA-IR n’est pas un seuil de prescription.

Les effets digestifs sont fréquents au début ; la titration doit être progressive. L’usage prolongé peut diminuer les concentrations de vitamine B12 chez certaines personnes.

La metformine ne doit pas être présentée comme améliorant globalement les résultats obstétricaux, en dehors de son rôle dans certaines situations sélectionnées d’induction de l’ovulation.

Inositols

Les bénéfices restent incertains. Aucun type, dose ou ratio myo- / D-chiro-inositol ne peut actuellement être recommandé. Pour l’infertilité, l’inositol reste expérimental. La qualité des produits varie.

SOPK/PMOS et fertilité : induction de l’ovulation

Avant de traiter, on vérifie les bases : spermogramme, perméabilité tubaire lorsque cela change le plan, âge et durée d’infertilité, et préparation métabolique préconceptionnelle — y compris HGPO si une grossesse ou un traitement de fertilité est prévu.

Létrozole

Le létrozole est le premier choix pharmacologique pour les femmes avec PMOS ayant une infertilité anovulatoire sans autre facteur majeur d’infertilité.

La posologie de départ et son éventuelle augmentation sont individualisées sous supervision d’un spécialiste de la fertilité, selon la réponse antérieure, l’ovulation et le suivi échographique — pas selon un schéma d’automédication.

L’essai PPCOS II (Legro et al., 2014) a comparé létrozole et clomifène chez 750 femmes :

Dans de nombreux pays, le létrozole pour induction d’ovulation reste hors AMM. Cela doit être dit clairement.

Clomifène — une option orale alternative

Si le létrozole est inadapté, indisponible ou sans succès, le clomifène peut être une alternative. En raison du risque de grossesse multiple, une surveillance échographique est nécessaire dans certains cycles.

Gonadotrophines et drilling

En cas d’échec des traitements oraux, une stimulation par gonadotrophines à faible dose, associée à une surveillance rapprochée, peut être envisagée. On surveille le risque de grossesse multiple et d’hyperstimulation — voir stimulation ovarienne et FIV.

Le drilling ovarien — ou électrocoagulation ovarienne laparoscopique — est réservé à certaines situations de résistance aux traitements, ou lorsqu’une chirurgie est déjà indiquée pour une autre raison. Ce n’est plus une prise en charge de routine.

Quand envisager une FIV ?

Sans indication absolue de FIV, on la propose en général après l’échec des options d’induction d’ovulation. Une FIV plus précoce peut convenir en cas de :

Une AMH élevée ou un grand nombre de follicules n’est pas, à elle seule, une indication de FIV plus précoce.

FIV en cas de SOPK/PMOS : prévention du SHO/OHSS

Un grand nombre de follicules et une sensibilité ovarienne élèvent le risque de syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO ; OHSS en anglais). Le protocole doit en tenir compte dès le départ.

Cadre de sécurité

Chez une patiente présumée forte répondeuse, l’association d’un protocole antagoniste, d’un déclenchement par agoniste de la GnRH et de la congélation de tous les embryons (« freeze-all ») constitue l’une des stratégies de première intention les plus efficaces pour réduire le risque de SHO — y compris le SHO tardif lorsque le transfert frais est différé (recommandations ASRM sur le SHO, 2023).

Aussi :

Les femmes avec PMOS obtiennent souvent un nombre élevé d’ovocytes. Plus d’ovocytes ne signifie pas automatiquement plus de naissances vivantes.

Âge, qualité embryonnaire, santé métabolique, endomètre et planification sécurisée du transfert comptent autant. La FIV doit être menée par une équipe habituée à la stimulation individualisée et à la prévention du SHO.

Cabergoline et traitements complémentaires

La cabergoline n’est pas limitée aux cycles avec déclenchement par hCG. Mais un ajout routinier n’est en général pas nécessaire lorsqu’un déclenchement efficace par agoniste GnRH et un freeze-all sont déjà en place.

Elle peut être envisagée lorsqu’un risque résiduel de SHO demeure — par exemple après un déclenchement par hCG ou un double déclenchement, une réponse extrême, ou d’autres facteurs de risque clairs. La pratique varie selon le déclenchement, la réponse ovarienne et le référentiel suivi (ASRM SHO, 2023 ; mise à jour ESHRE stimulation ovarienne, 2025).

La cabergoline ne remplace jamais antagoniste, déclenchement par agoniste ou freeze-all lorsque ceux-ci sont indiqués.

Grossesse et SOPK/PMOS

Dans des situations à risque plus élevé sélectionnées — par exemple risque accru de naissance prématurée ou de prise de poids gestationnelle excessive — la poursuite peut se discuter avec obstétrique et endocrinologie.

En présence d’un prédiabète ou d’un diabète, la décision concernant la metformine relève de la prise en charge glycémique pendant la grossesse, et non du seul diagnostic de PMOS. L’incertitude sur les effets à long terme chez l’enfant doit être partagée.

Adolescentes

Une irrégularité menstruelle légère et une acné légère sont fréquentes tôt après la ménarche. Une acné sévère ou résistante — et surtout l’hirsutisme — pèsent davantage.

Le diagnostic chez l’adolescente exige à la fois une irrégularité persistante (selon les années depuis la ménarche) et une hyperandrogénie clinique ou biologique, après exclusion des diagnostics différentiels.

Dans les huit ans suivant la ménarche, l’échographie ne doit pas servir à diagnostiquer un PMOS en montrant une morphologie ovarienne polykystique. Elle peut encore être faite si une autre pathologie pelvienne est suspectée. L’AMH ne doit pas servir au diagnostic de PMOS chez l’adolescente.

Lorsqu’un seul des deux critères est présent, il ne faut pas poser prématurément un diagnostic définitif. L’adolescente peut être considérée comme présentant un risque accru, bénéficier d’une prise en charge symptomatique et être réévaluée à maturité reproductive, environ huit ans après la ménarche.

Santé mentale

Dépister dépression et anxiété chez adultes et adolescentes avec des outils validés, et évaluer le risque suicidaire lorsque cela est indiqué. Penser aux troubles du comportement alimentaire avant de proposer un programme de perte de poids. Le conseil sur le mode de vie ne doit pas stigmatiser.

Prise en charge en Turquie

Pour la plupart des patientes, le diagnostic et la prise en charge médicale en Turquie suivent les mêmes principes internationaux fondés sur les preuves.

Les restrictions légales importent surtout lorsque des gamètes de don ou d’autres options réglementées sont envisagés : don d’ovocytes, de sperme, d’embryons et gestation pour autrui ne sont pas autorisés. Lorsque la réserve ovarienne est préservée, les soins restent en général dans l’induction d’ovulation ou la FIV avec ovocytes propres.

L’approche du Dr Aksoy

Je considère le PMOS comme une affection reproductive et métabolique, et non comme une simple question de « kystes ». Chez l’adulte, j’utilise l’AMH comme une alternative à l’échographie pour l’évaluation morphologique, jamais comme un test diagnostique isolé. Je ne demande pas simultanément une échographie et une AMH pour établir le même critère.

Je privilégie l’HGPO au moment du diagnostic et avant un projet de grossesse, car une glycémie à jeun ou une HbA1c normales peuvent ne pas détecter une anomalie postprandiale. Chez l’adulte avec un IMC ≥ 25 kg/m², j’envisage la metformine pour améliorer les paramètres métaboliques, en complément du mode de vie ; elle n’est prescrite automatiquement ni sur le seul IMC ni sur une valeur isolée d’insuline.

La posologie du létrozole est individualisée sous supervision spécialisée. Chez les patientes présumées fortes répondeuses, je privilégie un protocole antagoniste, un déclenchement par agoniste et, lorsque cela est indiqué, la congélation de tous les embryons. La cabergoline est réservée aux situations où persiste un risque de SHO. Enfin, des intervalles de plus de 90 jours sans saignement justifient de réévaluer la protection de l’endomètre.

En pratique

FAQ

Le PMOS (SOPK) se guérit-il ?

Non. C’est une affection chronique. Cycles, peau et métabolisme sont souvent gérables. Beaucoup de femmes voient leurs cycles évoluer plus tard dans la vie reproductive.

Le PMOS signifie-t-il que je ne peux pas être enceinte ?

Non. Beaucoup de femmes conçoivent naturellement une fois l’ovulation revenue, après une induction de l’ovulation ou grâce à une FIV. Un grand nombre de follicules ne garantit pas de meilleurs taux de naissance vivante en FIV.

Pourquoi le létrozole plutôt que le clomifène ?

Dans PPCOS II, la naissance vivante était plus élevée avec le létrozole dans cette population. Les recommandations internationales de 2023 le placent en première intention parmi les traitements oraux lorsque l’anovulation est le problème principal.

Si le létrozole est inadapté, indisponible ou sans succès, le clomifène peut être une alternative — avec surveillance échographique dans certains cycles en raison du risque de grossesse multiple.

Faut-il toujours prendre de la metformine ?

Non. Chez l’adulte avec IMC ≥ 25 kg/m², elle doit être envisagée pour les paramètres métaboliques avec le mode de vie, mais elle n’est pas automatique — statut glycémique, tolérance, contre-indications et préférence comptent. Elle ne doit pas être poursuivie en grossesse uniquement à cause du PMOS.

Les inositols marchent-ils ?

Les données sont mitigées. Aucun type, dose ou ratio 40:1 ne peut être recommandé. Dans le traitement de l’infertilité, leur utilisation doit encore être considérée comme expérimentale.

Quel est le risque de SHO (OHSS) en FIV ?

Il est réel — et largement maîtrisable avec protocoles antagonistes, déclenchement par agoniste, doses individualisées et freeze-all chez les patientes présumées fortes répondeuses.

Une cabergoline supplémentaire routinière n’est en général pas nécessaire lorsqu’une stratégie efficace associant déclenchement par agoniste et freeze-all a déjà été mise en place, mais elle peut être envisagée s’il reste un risque de SHO.

Quel poids viser ?

Il n’y a pas de cible universelle. Une perte de 5 à 10 % chez les femmes en surpoids aide souvent cycles et sensibilité à l’insuline. La conversation ne doit pas stigmatiser.

Mon adolescente a des cycles irréguliers et de l’acné. Est-ce un PMOS ?

Peut-être, peut-être pas. Un diagnostic ferme exige une irrégularité persistante définie selon les années depuis la ménarche plus une hyperandrogénie, après exclusion des diagnostics différentiels.

Échographie et AMH ne servent pas à diagnostiquer un PMOS par morphologie dans les huit ans suivant la ménarche ; l’échographie peut encore être faite si une autre pathologie pelvienne est suspectée. Un suivi « à risque accru » est souvent plus sage qu’une étiquette à vie.

Que faut-il apporter à la consultation ?

Si disponibles, apportez des bilans récents pertinents (androgènes, TSH, prolactine, glycémie/HGPO ou HbA1c, lipides ; AMH uniquement si elle a déjà été réalisée dans le cadre de l’évaluation diagnostique chez l’adulte).

Les comptes rendus d’échographie aident s’il y en a, avec un calendrier des cycles, l’évolution pondérale, les antécédents familiaux de diabète et la liste des médicaments. Il n’est pas nécessaire de tout faire avant la première visite.

Sources

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  2. ASRM. Recommendations from the 2023 International Evidence-based Guideline for the Assessment and Management of Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome (2023).
  3. Teede HJ, Bahri Khomami M, Morman R, et al. Polyendocrine metabolic ovarian syndrome, the new name for polycystic ovary syndrome: a multistep global consensus process. Lancet. 2026;407(10545):2329–2339. doi:10.1016/S0140-6736(26)00717-8. PMID: 42119588.
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  9. Gibson-Helm M, Teede H, Dunaif A, Dokras A. Delayed diagnosis and a lack of information associated with dissatisfaction in women with polycystic ovary syndrome. J Clin Endocrinol Metab 2017;102(2):604–612. doi:10.1210/jc.2016-2963.
  10. Rotterdam ESHRE/ASRM-Sponsored PCOS Consensus Workshop Group. Revised 2003 consensus on diagnostic criteria and long-term health risks related to polycystic ovary syndrome. Hum Reprod 2004;19(1):41–47. doi:10.1093/humrep/deh098.
  11. Organisation mondiale de la Santé. Syndrome des ovaires polykystiques. Fiche d’information, 22 janvier 2026.
  12. Monash University. Evidence-Based Guidelines for the Assessment and Management of Polycystic Ovary Syndrome 2023 (PDF).
  13. Azziz R, Carmina E, Chen Z, et al. Polycystic ovary syndrome. Nat Rev Dis Primers 2016;2:16057 — physiopathologie de fond ; la prise en charge suit les recommandations internationales 2023 ci-dessus.

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Dr. Senai Aksoy

Le Dr Aksoy s'est formé en France avant de rentrer en Turquie, où il a été membre fondateur de l'équipe ICSI de l'hôpital Sevgi à Ankara — premier centre ICSI du pays (1994-95) — et co-auteur des premières publications turques sur l'ICSI réalisées en collaboration avec l'équipe Van Steirteghem (Bruxelles, Human Reproduction 1996, PMID 8671323). Il a contribué à créer le programme FIV de l'Hôpital Américain d'Istanbul et dirige son propre centre de fertilité depuis 1998.

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